Formulaire d’inscription Séminaire approche droits

A l’initiative de Viva Salud, KIYO et Solidagro, le séminaire approche droits est organisé le vendredi 3 décembre 2021 de 8h45 à 17h30 à la Maison des associations internationales (rue de Washington 40 - 1050 Bruxelles) avec 11 autres organisations de la société civile : 11.11.11, CNCD-11.11.11, Commission Justice et Paix, CSC, FIAN Belgium, FOS, IFSI, Le Monde selon les femmes, BIS-MSI, SOLSOC et WSM.
Le séminaire approche droits aura lieu de 9h à 17h, les sessions d’ouverture et de clôture seront plénières, merci de vous inscrire à l’une des sessions parallèles du matin.
Le séminaire approche droits aura lieu de 9h à 17h, les sessions d’ouverture et de clôture seront plénières, merci de vous inscrire à l’une des sessions parallèles de l'après-midi.

Vers une approche décoloniale des droits humains

PLENIERE APRES-MIDI- 15h45-17h

 

Les droits humains ont accompagné plusieurs luttes contre l’oppression des peuples, telles que les luttes de décolonisation et la lutte anti-apartheid.

Ils ont également joué un rôle important dans certaines avancées sociales émancipatrices, telles que le droit à l’avortement, le droit au travail et à la sécurité sociale, les droits des LGBTQI+.

Mais il faut aussi reconnaître que le cadre actuel des droits humains se révèle largement impuissant pour lutter contre les causes structurelles de la pauvreté et des injustices sociales.

Certaines personnes estiment même que le cadre actuel des droits humains est tellement lié à la civilisation occidentale moderne et au système capitaliste, qu’il sert en fait d’instrument d’oppression et renforce la domination néocoloniale. 

Cette session de clôture vise à développer une auto-critique du mouvement pour les droits humains et à proposer des pistes pour une approche réellement décoloniale de la pensée et du cadre des droits humains.

 

Langues parlées: français, néerlandais et anglais

Traduction prévue vers le français, le néerlandais et l’anglais

 

Organisée par FIAN Belgium

en présentiel

Sofia Monsalve est Secrétaire générale de FIAN International, une organisation internationale qui défend le droit à l’alimentation et à la nutrition.
Depuis plus de 20 ans elle travaille en étroite collaboration avec les paysans, travailleurs agricoles, les sans-terre, pêcheurs, peuples indigènes, pour défendre et promouvoir leurs droits. Elle est également membre du Panel international d’experts sur les systèmes alimentaires durables (IPES-Food).

en ligne

Kumi Naidoo est un défenseur des droits humains. Dès son adolescence il a milité contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud. Il s’est ensuite impliqué dans plusieurs organisations internationales de lutte contre l’exclusion et la pauvreté et de défense des droits humains. Il a notamment été Secrétaire général de Civicus, Greenpeace international et Amnesty international. Il est également fondateur et militant au sein de l’organisation Africans Rising for Justice, Peace and Dignity.

Modération par:

Manuel Eggen est juriste, avec un master complémentaire en droit international des droits humains. Il est chargé de recherche et plaidoyer chez FIAN Belgium. Il est également actif au sein de plusieurs réseaux de la société civile sur les enjeux du droit à l’alimentation et de la souveraineté alimentaire.

Suivi d’une discussion avec Naima Charkaoui de 11.11.11 et Julien Truddaïu de Présence Action Culturelle. 

Comment les droits du travail transforment les militants (syndicaux) en féministes

SESSION PARALLELE  APRES-MIDI – 13h30-15h25

 

L’implication d’un changement de perspective dans l’approche des droits humains est l’intégration de la dimension de l’égalité entre les femmes et les hommes. À travers la Convention de l’OIT nous analyserons les violences que les femmes subissent dans un contexte de travail (agricole et domestique), nous identifierons les mécanismes et les problèmes de violences qui ont un effet sur leurs droits humains tel que le droit à l’alimentation, le droit à la santé et sécurité, les droits sexuels et reproductifs. Nous présenterons les combats, les acquis mis en place par des figures féministes, par des collectifs et des syndicats afin de combattre ses mécanismes.

 

Langue parlée: français

Traduction prévue vers le néerlandais

 

Co-organisée par FOS, Le Monde selon les femmes et Solidagro

en présentiel

Maria Caraj possède une expertise en protection des défenseur.es des droits humains (DDH) suite, notamment, à l’expérience accumulée sur le terrain avec Peace Brigades International (PBI) et Protection International (PI).  

– Co-auteure de:

Nouveau manuel de protection pour les DDH © PI 

Manuel de protection pour les DDH LGBTI © PI

– Auteure de Impact psychosocial de la violence politique et pistes pour l’action communautaire © M.Caraj

 

en ligne

Victorine Nzyavake Vasianirya est une femme paysanne, agro-écologiste et directrice nationale de l’Académie nationale paysanne en RD Congo (ANPC). Animatrice au sein d’organisations féminines dès son plus jeune âge, Victorine est devenue présidente de la Ligue des organisations des femmes paysannes au Congo en 2006. Accompagnée par des conseillers techniques et financiers, elle a créé ensuite une haute école de professionnalisation et un cadre d’échange d’expériences au profit des femmes paysannes qui, plus tard, portera le nom d’Académie nationale paysanne au Congo.

en présentiel

Magali Verdier est animatrice en éducation populaire au Mouvement Ouvrier Chrétien de Bruxelles accompagnant des travailleuses domestiques sans papiers dans leur lutte syndicale (CSC Bruxelles) pour leurs droits sociaux économiques (obtention d’un statut légal).

en ligne

Leddy Mozombite est la présidente de Fenttrahop. Ce syndicat péruvien réunit les travailleurs et travailleuses domestiques et promeut leurs droits (du travail).

L’année dernière, en pleine pandémie de corona, l’organisation a réussi à faire appliquer une nouvelle législation du travail sous sa direction, grâce à des campagnes publiques et à un travail politique. L’accent est mis sur divers droits du travail liés au genre, tels que le congé de maternité et la lutte contre la violence et l’intimidation au travail.

Défendre les droits humains pour vivre dans des sociétés durables et justes

SESSION PARALLELE APRES-MIDI – 13h30-15h25

 

Si nous voulons vivre dans des sociétés durables et justes, nous avons besoin de personnes et d’organisations qui défendent les droits humains de chacun.e, à commencer par ceux des personnes en situation de vulnérabilité. Or, ces dernières années, dans différentes parties du monde, nous sommes confronté.e.s à des politiques de rétrécissement de l’espace dévolu à la société civile et à des attaques, intimidations de plus en plus fréquentes des individus qui défendent ces droits. Cette session mettra en lumière le travail de ces hommes et femmes qui défendent quotidiennement les droits et veillent à contribuer activement à des évolutions sociales positives centrées sur le bien-être des personnes.

Quelle est l’importance de ces personnes et organisations dans les changements sociétaux ? Comment opèrent-elles ? Quelles sont les limites et les obstacles qu’elles rencontrent ? Que pouvons-nous faire en tant qu’organisations de solidarité internationale pour les protéger et les mettre en avant ? Quel rôle peuvent prendre les autorités étatiques européennes ou locales afin de promouvoir leur travail ?

 

Langue parlée: français

Pas de traduction prévue

 

Co-organisée par la Commission Justice et Paix, la CSC, KIYO et WSM.

en présentiel

Yves Makwambala est informaticien de profession et membre du mouvement citoyen congolais La Lucha : « Lutte pour le changement ». Comme de nombreux jeunes militants de ce mouvement apolitique et non-violent, son engagement lui a valu l’emprisonnement durant 17 mois. Il réside actuellement en Belgique et poursuit son activisme autour des enjeux de bonne gouvernance, de liberté et du respect des droits humains en dépit de la grande distance qui le sépare de son pays natal.

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Pulchérie Gbalet est sociologue de formation, titulaire d’un DEA en sociologie depuis 1999. Expert en sauvegarde environnementale et sociale. Syndicaliste depuis 2004 et leader de la société civile depuis 2017 avec la création du Forum des Organisations de la Société Civile Ivoirienne (FORSCI). Le 5 mars 2019, à l’occasion d’un atelier de la société civile organisée par le FORSCI, une nouvelle plateforme de la société civile voit le jour, Alternative Citoyenne Ivoirienne (ACI) pour apporter une contribution plus dynamique de la société civile au débat sociopolitique. Depuis Avril 2019, Présidente de ACI qui travaille dans le domaine des droits de l’homme, de la démocratie et de l’éveil des consciences. ACI est actuellement porteuse d’un programme inclusif pour la réconciliation nationale dont le lancement aura lieu le 18 novembre 2021.

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Alice Munyerenkana Mugisho est une jeune reporter âgée de 22 ans, elle poursuit ses études universitaires à l’Université Officielle de Bukavu en sciences économiques.  Elle a été formée par KIYO lors du programme DGD 2017-2021 et fait partie depuis 2018 du groupe des jeunes reporters basé à Bukavu, lequel groupe mobilise les enfants et les jeunes en vue d’un changement des comportement et d’attitude à travers les médias.

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Issa Sissouma est économiste de la santé et du développement et actuellement Directeur Général de l’Union Technique de la Mutualité au Mali. Parallèlement à cette fonction, il joue un rôle très actif au sein de la société civile dans le cadre de la CSU : il est animateur du Réseau INSP!R Mali, membre du Comité consultatif de la mutualité sociale au sein de l’Espace UEMOA, membre du comité de réflexion pour la couverture universelle au Mali, coordinateur des groupes des experts de la société Civile en appui au processus d’opérationnalisation de la couverture universelle au Mali et expert du groupe de travail pour la mise en place de l’Assurance maladie obligatoire et du Régime d’assistance médicale.

Modération par:

Alejandra Mejia Cardona est responsable Afrique centrale et prévention des conflits au sein de la Commission Justice et Paix (CJP)  Belgique. Elle travaille sur l’analyse des conflits internationaux, notamment ceux dans la sous-région des Grands Lacs africains ainsi que sur les enjeux de mémoire, réconciliation et de cohésion sociale. Elle participe au renforcement du plaidoyer politique international des partenaires de CJP se trouvant au Burundi, en RD Congo et au Rwanda. En Belgique, elle anime un groupe de volontaires autour du travail de mémoire sur le passé colonial de la Belgique dans la sous-région des Grands Lacs.

Comment garantir une participation effective des mouvements sociaux dans le plaidoyer pour la défense des droits au niveau local et global ?

SESSION PARALLELE APRES-MIDI – 13h30-15h25

 

Les mouvements sociaux sont au cœur de la plupart des revendications pour un développement durable, pour plus de justice sociale et environnementale. A l’œuvre dans les dynamiques de mobilisation, ces mouvements sont pourtant trop souvent ignorés, manquent de visibilité ou de légitimité dans les espaces où il s’agit de défendre les droits humains des personnes et des communautés concernées, que ce soit au niveau local, national, régional ou international.  Avec des représentant∙e∙s de différents mouvements sociaux, ainsi que de chercheur∙euse∙s, nous discuterons des bonnes pratiques et examinerons les pistes pouvant aboutir à une participation effective des mouvements sociaux dans la défense des droits à tous les niveaux.

 

Langues parlées: anglais et français

Traduction prévue vers le français, le néerlandais et l’anglais

 

Co-organisée par le CNCD-11.11.11, FIAN Belgium, SOLSOC et Viva Salud

en présentiel

Docteur en Histoire, religions et systèmes de pensées, Directeur du Forum Tunisien pour les Droits Économiques et Sociaux, et représentant légal du Réseau Libyen des Défenseurs des Droits Humains, Alaa Talbi est membre du groupe de travail « Migration et torture » (Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT)). Il est également membre du comité d’organisation du Forum Social Mondial à Tunis en 2013 et 2015, à Salvador de Bahia-Brésil en 2018 et il est membre du Secrétariat du Conseil International du Forum Social Mondial. Il a supervisé de nombreux projets sur le rôle des mouvements sociaux, la justice sociale et environnementale, la migration, les droits sociaux et économiques dans le processus de justice transitionnelle.

en présentiel

Katharina Anne D. Berza est directrice du département Plaidoyer, information publique et recherche du Council for Health and Development, une organisation nationale composé de plus de 70 programmes de santé communautaires aux Philippines. Katharina a été animatrice au sein des minorités nationales (principalement les jeunes) dans la Cordillera aux Philippines et a participé au renforcement des capacités et à l’empowerment de ces communautés. Actuellement, son travail consiste à organiser et à mettre en réseau des étudiants en santé publique, des animateurs en santé communautaires et des membres de la communauté, des travailleurs de la santé communautaires et des professionnels, en mettant l’accent sur l’intersectionnalité des questions qui affectent la santé et les droits humains.

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Juriste de formation, titulaire d’un diplôme des études supérieure en droit à l’université Hassan II de Casablanca et d’un diplôme de formation et d’enseignement Amina Zair occupe actuellement le poste de formatrice des enseignants. Elle est observatrice électorale depuis les législatives de 2009 et formatrice des observateurs électoraux au cours des échéances 2015 et 2016. Activiste depuis plus de 20 ans auprès d’un ensemble de structures associatives des droits humains qui luttent contre les discriminations de genre, elle est actuellement présidente d’Action Femmes des Associations des Quartiers du grand Casablanca.

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Sinan Ouattara est militant et ingénieur agronome. Il est aussi Président de l’ADDE (Alliance pour le Développement Durable et pour le l’Environnement), et de l’ARG (Association des Ressortissants de Koffeso-Groumania), ainsi que porte parole du Roi des Andohs de Prikro (115 villages) en Côte d’Ivoire. Depuis 2014, il porte les revendications des communautés affectées en Côte d’Ivoire par SIAT (entreprise belge), suite à l’accaparement de terres dans la région de Prikro.

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Geneviève Savigny est paysanne/éleveuse française, membre de la Coordination européenne Via Campesina (ECVC). Elle est active dans le syndicalisme agricole depuis de nombreuses années, d’abord au sein de la Confédération paysanne en France, puis au niveau européen dans ECVC (elle a également siégé au Comité économique et social européen pendant 5 ans) et au niveau international, notamment en représentant les paysan.ne.s européen.ne.s dans le cadre des négociations au Conseil des droits de l’homme de la Déclaration sur les droits des paysan.ne.s et autres personnes travaillant dans les zones rurales.

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Jan Sändig est chercheur postdoctoral en études sur la paix et les conflits à l’université de Bayreuth (Allemagne). Ses recherches portent sur la mobilisation sociale, la protestation et la violence en Afrique subsaharienne. Plus précisément, il a étudié les différents moyens, cadres, dynamiques et résultats des politiques conflictuelles, de l’arène locale à l’arène transnationale. Cela inclut des recherches sur les mouvements ethniques, religieux et paysans et sur les liens entre les projets d’investissement, la gouvernance foncière et les questions de droits humains.

Modération par:

Politologue et historienne, Nathalie Janne est chargée de plaidoyer et de partenariats Moyen-Orient et Afrique du Nord au CNCD-11.11.11. Elle a également un Master complémentaire en droit de l’homme.

Empowerment : renforcer les capacités individuelles ou œuvrer à la transformation sociale ?

SESSION PARALLELE – MATIN 10h30-12h45

Le secteur de la coopération au développement adopte avec enthousiasme l’idée d’empowerment depuis des années. Elle est au cœur des objectifs de développement durable des Nations unies et occupe une place importante dans le discours des ONG et des organisations internationales de développement. L’empowerment est alors souvent compris comme le processus de renforcement des capacités des individus à accroître le contrôle sur leur vie. Mais que signifie l’empowerment dans le contexte de l’approche basée sur les droits ? Comment les organisations appliquent-elles la stratégie d’empowerment collective dans la pratique ? L’empowerment est-il un outil de transformation sociale réelle et de victoires sociales ?

Langue parlée: anglais

Traduction prévue vers le français et le néerlandais

Co-organisée par Solidagro et Viva Salud.

en présentiel

Lorena Villareal a passé plus de la moitié de sa vie dans le développement. Malgré les défis, les obstacles et les menaces liées à ce travail, elle s’est toujours engagée à contribuer au développement communautaire et à l’empowerment des personnes. Afin de poursuivre sa passion pour l’empowerment des agriculteur.trice.s, elle a choisi de travailler avec le PNFSP. Aujourd’hui, elle veille à ce que le PNFSP et ses membres, ainsi que les organisations partenaires, soient pleinement capables de mettre en œuvre des activités et des campagnes en faveur de la sécurité alimentaire.

en présentiel

Katharina Anne D. Berza est directrice du département Plaidoyer, information publique et recherche du Council for Health and Development, une organisation nationale composé de plus de 70 programmes de santé communautaires aux Philippines. Katharina a été animatrice au sein des minorités nationales (principalement les jeunes) dans la Cordillera aux Philippines et a participé au renforcement des capacités et à l’empowerment de ces communautés. Actuellement, son travail consiste à organiser et à mettre en réseau des étudiants en santé publique, des animateurs en santé communautaires et des membres de la communauté, des travailleurs de la santé communautaires et des professionnels, en mettant l’accent sur l’intersectionnalité des questions qui affectent la santé et les droits humains.

Modération par:

À partir de son expérience en tant que volontaire dans une ferme de permaculture en Tunisie, Fairouz Gazdallah a commencé à faire des recherches sur l’intersection entre les droits de humains et l’agro-écologie. Après un stage sur le genre et le droit au PNUE, Fairouz a commencé à travailler en 2020 en tant que collaboratrice politique sur le droit alimentaire chez Solidagro en 2020.

Modération par:

Jasper Thys est collaborateur politique pour l’ONG Viva Salud. Avec des syndicats et des mouvements sociaux en Palestine, aux Philippines, à Cuba et en République démocratique du Congo, Viva Salud lutte pour un système de santé public fort et le droit à la santé pour tous et toutes. En tant que responsable politique, Jasper suit de près la campagne « Pas de profit sur la pandémie » et, en tant que militant d’intal Globalize Solidarity, il s’engage également dans la solidarité internationale avec la Palestine.

Le secteur minier peut-il devenir moteur du développement durable ?

SESSION PARALLELE MATIN – 10h30-12h45

 

A l’heure ou nos besoins en matières premières augmentent considérablement, le secteur minier en Afrique continue d’être entaché par des atteintes répétées aux droits humains. Les innombrables ressources naturelles présentes sur ce continent attirent toutes les convoitises et ne profitent que très peu aux populations locales et travailleurs miniers. Un fléau pour certains, une opportunité économique pour d’autres, le secteur minier ne cesse, et ce, depuis des années, d’être associé à une pléthore de fléaux :  insécurité, corruption, exploitation humaine, pollution, déplacement des populations, violation des droits du travail… Une autre approche est-elle possible, le secteur minier peut-il devenir moteur du développement durable ? C’est la question que nous poserons à nos intervenants. Ils partageront leurs réflexions avec nous en proposant un regard croisé sur la situation en Guinée et en République démocratique du Congo.

 

Langue parlée: français

Pas de traduction prévue

 

Co-organisée par la Commission Justice et Paix et WSM

en présentiel

Erik Bruyland est né RD Congo et a dirigé jusqu’en 1984 la société familiale dans la ville minière de Kolwezi. Ensuite, il a été rédacteur Affaires internationales et rédacteur en chef de l’hebdomadaire économique flamand Trends. Il publie régulièrement des articles au sujet de la RD Congo, de la géopolitique et sur le commerce international. Dans son dernier livre Cobalt blues, il se plonge dans l’histoire postcoloniale de la RD Congo en se posant la question « Pourquoi ce pays tellement riche est-il si pauvre ? ».

en présentiel

Après des études d’ingénieur agronome à Goma, en RDC et un doctorat en géographie sociale à Paris, Bienvenu Matumo est étudiant en sciences politiques à la Sorbonne. Il joue un rôle depuis plusieurs années au sein du mouvement citoyen la Lutte pour le Changement « LUCHA ». La LUCHA est le premier mouvement citoyen en RDC. Matumo a participé et co-organisé plusieurs manifestations politiques et citoyennes en RDC. Avec ses camarades, ils ont contribué radicalement au combat contre la tentative de troisième mandat de Joseph Kabila. Il est intervenu dans différents conférences et séminaires sur la démocratie, le développement durable, la malédiction de ressources naturelles, la mondialisation/globalisation, la justice transitionnelle, l’environnement et géopolitique en RD Congo et à l’international dans le but de mettre en évidence les causes du changement. Matumo est aussi de l’actualité politique de la RDC. Il signe des tribunes et des articles de presse dans les médias congolais et internationaux.

en ligne

Saliou Diallo est secrétaire général de la Fédération syndicale professionnelle des mines, carrières, industries chimiques et assimilées (FSPMCICA) de Guinée. Il est aussi employé de la Compagnie de Bauxite de Guinée (CBG).

Il participe à la mise en place des sections et des délégués syndicaux dans les sociétés de sous-traitances à la CBG et dans la région de Boké. Au sein de la CBG, il est également membre du comité d’éthique, du comité de concertation dans les localités minières (CCLM) pour la détection et prévention des conflits dans la sous-préfecture de Kamsar et du comité de revue de relation de travail (CRT).

Modération par:

Clara Debève a été responsable Afrique centrale au sein de la Commission Justice & Paix, une des organisations membres belges d’EurAc. Elle a pu y travailler sur les processus électoraux et la gouvernance participative, la prévention des conflits et l’exploitation des ressources naturelles. Cette expérience lui a permis de s’impliquer dans le plaidoyer d’EurAc et de développer une étroite relation avec le travail du réseau et certains de ses membres et partenaires. Aujourd’hui, Clara est directrice exécutive d’Eurac. En tant que directrice, elle a pour missions de représenter le réseau, de conduire le travail de plaidoyer sur les ressources naturelles, d’assurer l’orientation stratégique et le renforcement d’EurAc, et de coordonner le travail des membres et du Secrétariat.

De la création à l’application effective des droits collectifs

SESSION PARALLELE MATIN – 10h30-12h45

 

La réduction collective du temps de travail, le droit de grève, la liberté de négocier et de s’affilier à un syndicat, autant de droits qui nous semblent aujourd’hui évidents mais qui résultent de plusieurs décennies de lutte et de négociation, aussi bien en Belgique qu’à Genève où se situe l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Et surtout, qui ne sont toujours pas respectés partout dans le monde !

La réalité des droits repose à la fois sur leur mise en pratique et leur proclamation, ainsi que sur un rapport de forces pour leur respect. Cette session se consacre au caractère dynamique des droits, résultat d’efforts pour leur codification, leur application et leur contrôle en montrant le rôle du mouvement syndical dans le cadre multilatéral et tripartite de l’OIT ainsi que sur la scène internationale auprès des principales instances supranationales. Enfin, nous aborderons  le cadre national du dialogue social comme instrument concret de conquête et de protection des droits.

 

Langue parlée: français

Traduction prévue vers le néerlandais

 

Co-organisée par BIS-MSI (CGLSB), la CSC et IFSI (FGTB)

en présentiel

Mamadou Diallo est activiste syndical depuis 1981 au sein du Syndicat des Professeurs du Sénégal (SYPROS) où il y a exercé plusieurs fonctions jusqu’à devenir secrétaire général en 1995. En 1996, il est élu Secrétaire Confédéral Chargé de l’Administration de la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS) avant de devenir, en 1999, Secrétaire Confédéral Chargé de l’Education et de la Formation et Directeur de l’Institut National de Formation Ouvrière (INEFO) de la Centrale. Il rejoint la Confédération Internationale des Syndicats Libres (CISL) à Bruxelles en 2003, comme Chef de l’Unité de la Coopération Syndicale au Développement et l’Education. À la suite de la création de la Confédération Syndicale Internationale (CSI) en 2006, il devient successivement Chargé de la Coopération Syndicale au Développement et l’Education, Coordonnateur du Bureau Régional-Afrique puis Directeur du Département des Droits Humains et Syndicaux. Il est élu Secrétaire Général Adjoint de la CSI depuis 2017.

en ligne

Célestin Nsavyimana est président de la Confédération des Syndicats du Burundi « COSYBU « depuis 2019. A côté de cela, il est prérésident de la Fédération nationale des travailleurs des transports, du social et de l’informel (FNTT-SI), vice-président du comité national de dialogue social, vice-président du comité national du travail et membre de l’équipe d’élaboration et de rédaction du PPTD 2020-2023 (Programme pays pour la promotion du travail décent). La Cosybu est l’organisation des travailleurs et travailleuses la plus représentative au Burundi avec un effectif de plus ou moins 264.000 affilié.e.s dont 80% sont issu.e.s de l’économie informelle. La FNTT-SI est le Syndicat le plus représentatif de l’économie informelle et affilié à la Cosybu depuis 2007. Il est pionnier dans l’encadrement des travailleurs et travailleuses de l’informel depuis 2005 avec l’appui de la CGSLB/MSI.

en ligne

Luc Demaret était jusqu’en décembre 2013 fonctionnaire au Bureau des activités pour les travailleurs du Bureau International du Travail (BIT) à Genève. Il était en charge des questions de protection des droits des travailleurs et travailleuses migrants et du travail décent pour les travailleurs domestiques. Auparavant, il a été responsable des droits des travailleurs migrants à la Confédération internationale des syndicats libres (CISL, aujourd’hui Confédération syndicale internationale – CSI). Il a été directeur de l’information à la CISL de 1988 à 2001 et rédacteur en chef du Monde syndical, sa publication mensuelle. Il a assisté la porte-parole du groupe des travailleurs lors des négociations au cours des sessions normatives de 2010 et 2011 sur le travail décent pour les travailleurs domestiques qui ont abouti à l’adoption de la Convention sur le travail domestique (n°189). Il est l’auteur principal des deux rapports soumis au Conseil d’administration du BIT qui ont conduit à l’inscription de ce point à l’ordre du jour normatif de la Conférence internationale du Travail en 2010.

Modération par:

Annick De Ruyver travaille dans le département international de la CSC depuis plus de 20 ans. Responsable pour les relations avec l’Amérique latine, elle a précédemment été en charge de la formation internationale et de l’international chez les scouts.

L’approche droits dans la coopération internationale : le défi des contextes fragiles

PLENIERE MATIN – 9h-10h30

 

Pourquoi l’approche basée sur les droits est-elle si importante dans la coopération internationale, et a fortiori dans les contextes particulièrement fragiles ? Quels sont les outils concrets, les bonnes pratiques et les défis que rencontrent les acteurs de la coopération internationale dans la mise en œuvre de cette approche, en particulier dans les contextes fragiles ?

Geoffroy Matagne, politologue à l’université de Liège, présentera les outils concrets qui existent aux niveaux européen et belge, pour mettre en pratique l’approche basée sur les droits. Des acteurs internationaux présenteront ensuite les bonnes pratiques mais aussi les défis auxquels ils font face dans l’opérationnalisation de cette approche. La session portera sur les outils à promouvoir et les obstacles à éviter pour tout acteur voulant mettre en œuvre l’approche droits.

 

Langue parlée: français

Traduction prévue vers le néerlandais et l’anglais

 

Co-organisée par le CNCD-11.11.11 et 11.11.11

en présentiel

Geoffroy Matagne est chercheur au département de science politique de l’Université de Liège et membre du Groupe de recherche GRAPAX. Ses recherches portent sur la gouvernance des politiques de coopération au développement, en particulier dans les contextes post-conflit et de fragilité. Elles furent notamment menées dans le cadre de programmes d’appui à la politique de coopération belge sur les thèmes de l’analyse des risques, de l’approche globale et de l’efficacité de l’aide dans les situations de fragilité. Actuellement, il participe au programme PSR sur l’Approche basée sur les droits humains (2020-2021).

en ligne

Passy Mubalama dirige Aidprofen (Actions et initiatives de développement pour la protection de la femme et de l’enfant), une ONG qui promeut les droits des femmes et combat les violences sexuelles. Son objectif : accroître l’engagement politique des jeunes et des femmes afin qu’iels deviennent plus résistant.e.s et puissent se défendre.  Confrontée aux mauvaises conditions de vie dans le camp de déplacés de Mungunga au Nord-Kivu (Congo), Passy Mubalama a fondé Aidprofen en 2011. Passy espérait ainsi améliorer la situation des femmes et des enfants dans le camp. Le champ d’intervention d’Aidprofen s’est rapidement élargi et l’organisation a évolué vers le domaine plus large des droits des femmes et de la participation des femmes et des jeunes au processus politique.  A travers son organisation, Passy encourage l’engagement politique des jeunes et des femmes afin qu’iels deviennent plus combatif.ve.s et défendent leurs droits.

en ligne

Saliou Diallo est secrétaire général de la Fédération syndicale professionnelle des mines, carrières, industries chimiques et assimilées (FSPMCICA) de Guinée. Il est aussi employé de la Compagnie de Bauxite de Guinée (CBG).

Il participe à la mise en place des sections et des délégués syndicaux dans les sociétés de sous-traitances à la CBG et dans la région de Boké. Au sein de la CBG, il est également membre du comité d’éthique, du comité de concertation dans les localités minières (CCLM) pour la détection et prévention des conflits dans la sous-préfecture de Kamsar et du comité de revue de relation de travail (CRT).

Modération par:

Antoinette van Haute travaille au CNCD-11.11.11, la coupole des organisations non-gouvernementales de solidarité internationale francophones. Elle y est chargée de recherche et de plaidoyer sur la coopération au développement et l’Afrique centrale. Elle a par le passé travaillé chez CONCORD, le réseau européen des ONG de développement, ainsi que la DG DEVCO de la Commission européenne.  

Comment le Centro Felix Varela met en oeuvre le plan climat de Cuba

Cuba, pays insulaire des Caraïbes, est plus qu’un autre sujet aux conséquences du réchauffement climatique. L’état cubain l’a bien compris et a mis en place une politique environnementale forte à travers un plan d’action ambitieux sur 100 ans. Le Centro Felix Varela, partenaire de Viva Salud et Cubanismo.be, participe activement au programme.

Un plan climat ambitieux

L’état cubain a amorcé un programme de lutte contre le changement climatique, connu sur le nom de « Tarea Vida »- qu’on peut traduire par « Plan pour la vie »-. Ce plan est basé sur des recherches à propos du changement climatique initiées par l’Académie de Sciences de Cuba en 1991. Les résultats et les recommandations de ce projet majeur sur la dangerosité et la vulnérabilité des côtes cubaines a mené à la création d’un plan qui repose sur des actions stratégiques, mises en place à travers 11 tâches spécifiques.

Le Centro Felix Varela participe activement au programme. Son rôle consiste à développer des moyens d’actions qui permettent d’augmenter la perception des risques environnementaux des habitants cubains et leur niveau de connaissance générale sur le changement climatique. Il travaille également à renforcer le degré de participation de la population pour la lutte contre le changement climatique et à favoriser une culture qui encourage l’économie de l’utilisation d’eau.

Pour faire face au changement climatique, l’éducation environnementale et la conscientisation publique sont primordiaux. C’est pour cela que le Centro Felix Varela développe des actions d’éducation en utilisant, notamment, la méthode du « Green Mapping ».

 

Qu’est-ce que le « Green Mapping »

C’est une méthode unique, par laquelle les habitants cartographient eux-mêmes leurs ressources environnementales locales. Et ce, au sens littéral du terme ! Armés d’un plan et de symboles en papier découpés, ils partent à la reconnaissance de leur environnement immédiat. A chaque site ayant une valeur écologique, sociale ou culturelle correspond un symbole. Les gens apprennent ainsi à mieux connaître leur milieu de vie, à détecter les problèmes et à en chercher les solutions avec les autorités locales.

Concrètement : un puits dont l’eau est polluée, une plaine de jeu qui doit être rénovée, la découverte d’un lopin de bois oublié et pourtant d’une grande richesse, un centre communautaire avec un terrain adjacent pouvant faire office de terrain de football… Leur slogan : ‘si mapea con amor, tu barrio sera mejor‘, qui en français peut être traduit par : ‘si tu fais le mapping de ton quartier avec cœur, il n’en sera que meilleur’. Le « Green Mapping » à Cuba est organisé en réseau national et coordonné par le Centro Felix Varela.

 

Des actions et résultats concrets

La formation aux problèmes liés aux changement climatique et à leur influence sur la vie est un objectif de l’ensemble du réseau. Cette formation a mené à la création de cartes de risques écologiques, qui ont permis de sensibiliser et d’informer les communautés et les autorités locales sur la vulnérabilité des territoires.

Un des risques principaux est celui de sécheresse. 71 % du territoire cubain souffre de sécheresse et 33 % de ce dernier, de sécheresse moyenne à extrème. Les réservoirs d’eau potable de la capitale La Havane ne sont en ce moment remplis qu’à 19 % de leur capacité.

Le Centro Felix Varela a favorisé la diffusion d’informations à un plus large publique au travers de supports audiovisuels, d’expositions et de conférences. De plus, des diagnostics ont pu être réalisés sur les infrastructures hydrauliques de différentes communautés. Ces diagnostics ont mené à des actions de réhabilitation concrètes. Comme par exemple, dans la municipalité de Venezuela fortement touché par la sécheresse, ils ont mis en place des réservoirs et distribué des filtres à eau pour pouvoir assurer un accès à l’eau à la population la plus vulnérable. L’autorité locale a également approuvé l’installation d’une station de traitement d’eau.

Grâce aux diagnostics, à la diffusion des connaissances et aux cartes, des actions concrètes ont pu être réalisées :

  • la formation de promoteurs de l’environnement ;
  • la promotion du recyclage et de l’utilisation rationnelle de l’eau;
  • la promotion de l’agroécologie ;
  • la mise en place d’ateliers sur la conservation de la nourriture ;
  • la non-utilisation de pesticides ;
  • la plantation de cultures résistantes aux situations environnementales défavorables ;
  • le nettoyage des plages, rivières & côtes et le reboisement, notamment des mangroves  ;
  • la réalisation d’une brochure sur les cyclones à destination des étudiants cubains.